Nombre total de pages vues
jeudi 29 novembre 2012
dimanche 18 novembre 2012
“Pour s’éprendre d’une femme, il faut qu’il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance, une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d’elle-même comme de vous.”
vendredi 9 novembre 2012
chez Mots & cie le 17 novembre
La Grande Bleue, de Nathalie Démoulin, raconte le destin d’une jeune ouvrière à travers les années 1970.
Un bon signe : Nathalie Démoulin a placé son roman sous les auspices d’Annie Ernaux. Avec cet exergue : « N’avoir que l’existence et elle ne suffit pas. » De l’auteure des Années, Nathalie Démoulin a retenu l’attention apportée à une femme et à sa position au sein d’une classe sociale, en l’occurrence les ouvriers. Son personnage, originaire d’un village à côté de Besançon, s’appelle Marie. Elle la suit pendant onze ans, à partir de 1967, quand la jeune fille n’a que 17 ans.
Un bon signe : Nathalie Démoulin a placé son roman sous les auspices d’Annie Ernaux. Avec cet exergue : « N’avoir que l’existence et elle ne suffit pas. » De l’auteure des Années, Nathalie Démoulin a retenu l’attention apportée à une femme et à sa position au sein d’une classe sociale, en l’occurrence les ouvriers. Son personnage, originaire d’un village à côté de Besançon, s’appelle Marie. Elle la suit pendant onze ans, à partir de 1967, quand la jeune fille n’a que 17 ans.
La Grande Bleue est aussi un retour vers ce qui a fondé Nathalie
Démoulin, ses origines sociales et familiales. Née à Besançon en 1968,
elle dédie le livre à ses parents, « qui eux aussi, avec la force et la beauté de leur jeunesse, ont vécu ces années soixante-dix ». Dans la fiction, Marie n’a pas cette « force », cette « beauté ».
Plus exactement, elle en a la promesse lorsqu’à 17 ans, avec sa copine
Delphine, elle se rend à Besançon pour la première fois en toute
liberté, sur une mobylette. Ces filles du village, qui continuent à
aller à l’école et qui, comme elles le souhaitent, ne ressembleront pas à
leurs mères, tournent le dos à leur milieu rural et conçoivent le rêve
d’« une autre vie ». Pour Marie, ce rêve est un piège.
Dès l’année suivante, 1968, Marie a un mari, Michel, et un enfant. Elle « est
enfermée dans ce temps qu’elle appelle “amour” puisqu’il faut donner un
nom à ce qu’on vit et que ce mot-là peut tout masquer, oui elle dira
“par amour” quand il faudra raconter les renoncements et l’ennui, “par
amour pour Michel” qui n’est plus jamais là, happé tout à la fois par
l’usine et par cette chose irrésistible qu’est sa vie ». La « force » et la « beauté »
de Marie ne trouvent pas à s’épanouir. Bientôt, elle aura un deuxième
enfant, elle ira travailler à l’usine (en 1972), et commencera à
s’interroger sur son existence.
Pour autant, la Grande Bleue reste étranger au misérabilisme.
Nathalie Démoulin cherche à toucher juste. En développant une dimension
sociologique (Annie Ernaux, toujours). Grâce aussi à la langue déployée.
Celle-ci a un souffle incontestable, sans être lyrique. Jouant
volontiers avec le pronom impersonnel « on », l’auteure donne du
mouvement aux tableaux collectifs (par exemple, dans la saisissante
séquence d’affrontements entre ouvriers et CRS à l’usine Peugeot de
Vesoul) ; tandis qu’elle en use aussi pour suggérer les manières
communes au monde ouvrier, ou bien le retrait de la subjectivité,
surtout de la part des femmes, devant le (conformisme du) groupe. Ainsi
Marie voit-elle Nordine, qui l’attire confusément, un travailleur
algérien, lors d’une sortie dominicale : « un homme en espadrilles et pantalon noir, appuyé à un saule […],
et sa bouche, on la connaît, elle est brune, et sa peau on ne l’a pas
touchée, elle est acajou, et ses yeux on ne sait pas ce qu’ils sont,
parfois sable aurifère, parfois paillettes d’ébène, parfois absents
telle une paroi de verre ».
La Grande Bleue donne à voir de beaux portraits de femmes qui n’ont
rien d’exceptionnel mais sont toutes singulières. Il y a l’excentrique
Simone et sa névrose de ne pas avoir d’enfant ; Nicole, dont certaines
collègues disent qu’elle sort avec un « bicot » ; Delphine, l’amie d’enfance, la « tête brûlée », l’indépendante qui s’est défiée de la vie de famille.
Surtout, il y a Marie, celle qu’à l’usine on désignera toujours comme « la bleue », « l’éternelle nouvelle, l’éternelle paumée »,
et qui a comme tout le monde des envies de plage au mois d’août (beau
chapitre de trajet embouteillé, la nuit, vers la Méditerranée dans la
voiture chargée pour les vacances). Marie est rattrapée par ses désirs
de femme et ses espoirs d’adulte jeune encore, quand tout semble
pourtant déjà joué, déjà fixé. Alors elle dit enfin « je veux », et Michel ne comprend pourquoi elle divorce pour « exister ». Ce que la narratrice interprète ainsi : « pour se donner une chance d’être la femme que l’on voit naître autour de soi, en ces années 1970 ».
Marie, dès lors, cherche une autre voie, sans aucune assurance, pendant
que sa fille aînée commence à penser qu’elle ne voudra pas, elle non
plus, ressembler à sa mère. Marie, femme fragile, mais courageuse, que
Nathalie Démoulin hausse au rang d’héroïne du quotidien.
dimanche 28 octobre 2012
y être, absolument !
Rencontre avec Alexandre Bergamini
librairie Mots et cie
à Carcassonne
le 3 novembre à 10h30
Lecture avec valérie schlée
"Sang damné" aux éditions du Seuil est en librairie
Convoquant
les fièvres et la mémoire collective, j’ai voulu confronter l’intime au
clinique, mon histoire singulière avec l’Histoire, au travers des camps
nazis, d’une radiographie des trente premières années de l’épidémie du
SIDA, des procès du sang contaminé, de ceux que j’ai rencontrés, aimés,
délaissés et qui ont péri lors de l’hécatombe, ou qui y survivent comme
moi, comme nous tous.
J’ai
tenté d’user de toutes les armes contre l’ennemi invisible et la
bêtise, et je me suis risqué à les combattre, défendu par une langue
exsangue et mise à nue. Sang damné est devenu l’aboutissement d’un cycle infernal, sa fin.
Cargo mélancolie
Cargo mélancolie est un journal de bord poétique en deux voyages :
Hanté par la mort de son frère, le narrateur embarque sur un vieux cargo russe pour une traversée de la Mer Baltique aux Tropiques en passant par le Canal de Suez et la Mer Rouge :
« un billet-aller
pas de retour
retrouver l’ailleurs
un paysage que je porte… »
Un voyage chaotique d’un homme à la dérive où ses tourments intérieurs liés aux variations brutales de lumière et de température dans un paysage en perpétuelle mouvance imprègnent ses écrits d’une poésie sauvage d’une grande beauté.
Dans les flots parfois déchaînés, seule l’errance des oiseaux de toute espèce, des pélicans du Yemen aux fous de Bassan de l’Océan Indien, est familière.
Hanté par la mort de son frère, le narrateur embarque sur un vieux cargo russe pour une traversée de la Mer Baltique aux Tropiques en passant par le Canal de Suez et la Mer Rouge :
« un billet-aller
pas de retour
retrouver l’ailleurs
un paysage que je porte… »
Un voyage chaotique d’un homme à la dérive où ses tourments intérieurs liés aux variations brutales de lumière et de température dans un paysage en perpétuelle mouvance imprègnent ses écrits d’une poésie sauvage d’une grande beauté.
Dans les flots parfois déchaînés, seule l’errance des oiseaux de toute espèce, des pélicans du Yemen aux fous de Bassan de l’Océan Indien, est familière.
Les êtres rencontrés lors des brèves escales dans des terres souvent en
guerre souffrent de la pauvreté mais emprunts d’une grande humanité
alors que le narrateur se sent « misérable ».
Le deuxième voyage au Cap Nord est celui de l’éblouissement dans les couleurs et l’acceptation de la perte « Aucun lien n’est rompu ».
La force de ce court roman tient dans la poésie rageuse des mots et dans le vocabulaire emprunté au langage du corps pour une traversée maritime intérieure.
Le deuxième voyage au Cap Nord est celui de l’éblouissement dans les couleurs et l’acceptation de la perte « Aucun lien n’est rompu ».
La force de ce court roman tient dans la poésie rageuse des mots et dans le vocabulaire emprunté au langage du corps pour une traversée maritime intérieure.
In La fabrique à rêves
mercredi 24 octobre 2012
Au lycée Jacques Ruffié à Limoux
D'un livre à l'Aude
Lire pour le plaisir, lire pour choisir, lire pour rire ou sourire, lire pour pâlir, lire pour dire son avis, lire pour le loisir, lire pour fuir bref D'un livre à l'Aude vous propose de lire 4 romans choisis par des "pros" du lire... Et puis Voter pour votre livre préféré.Attentat verbal
Le 22/10/2012
Valérie Schlée entre par surprise dans les classes
et propose un extrait des romans du concours à haute voix. Impromptues,
ces lectures laissent parfois songeurs et affamés. Dirigez-vous vers le
CDI où les livres vous attendent. Lisez-les, donnez votre avis et votez.
Le lycée : http://0110019l.esidoc.fr/rubrique/view/id/20
Le CDDP : http://www.tice-crdp-montpellier.fr/aude_rcp/dunlivrealaude
Le CDDP : http://www.tice-crdp-montpellier.fr/aude_rcp/dunlivrealaude
Le prix d’un livre à l’Aude est soutenu par le Conseil général de l’Aude. Il est organisé par la Bibliothèque départementale de prêts et le Centre départemental de documentation pédagogique de l’Aude avec la collaboration des bibliothèques du réseau départemental, des documentalistes des lycées et collèges, et des libraires.
Objectif : promouvoir la lecture auprès des adolescents.
Jury : le jury est composé par les adolescents du département de l’Aude âgés de 14 à 18 ans.
Conditions de participation :
une inscription est indispensable. Elle doit être retournée au CDDP de
l’Aude avant le 30 septembre 2012. Cette inscription peut être
individuelle ou collective.
Le vote :
le vote s’effectue le même jour (à préciser ultérieurement) dans tous
les établissements scolaires et / ou dans les médiathèques du réseau.
L’organisation de celui-ci est laissée à l’appréciation des
documentalistes et des bibliothécaires. Les adolescents doivent classer
les quatre romans dans leur ordre de préférence. Le vote s’effectue en ligne sur le site du prix.
Prix : La
proclamation du résultat aura lieu au mois de mai, selon des modalités
et un calendrier adressé aux établissements dans le courant de l’année.
Prix de critiques :
les jeunes qui le souhaitent peuvent rédiger des critiques de ces
quatre romans ou des textes d’inspiration libre à partir des quatre
lectures. Un jury d’adultes et d’adolescents se réunira avant la journée
de proclamation des résultats pour décerner un prix aux meilleurs
textes.
Durée de la manifestation : du 1er octobre 2012 jusqu’au mois de mai 2013.
La sélection 2013
Comment (bien) gérer ma love story d'Anne Percin, Rouergue, 2011
Peur express de Jo Witeck, Actes Sud junior, 2012
Je m'appelle Mina de David Almond, Gallimard jeunesse, 2012
Eux sur la photo, Helen Gestren, Aléa, 2011, 273 p.
Contacts
Bibliothèque départementale de prêt : Malika Tamdjrit
malika.tamdjrit@cg11.fr
CDDP : Marie-Laure de Capella
marie-laure.decapella@crdp-montpellier.fr
samedi 20 octobre 2012
lectures gourmandes
Le mercredi 24 octobre
à 16h30
Médiathèque de Rouffiac d'Aude
Lectures choisies par valérie schlée
Lectures choisies par valérie schlée
Quand les mots mettent l’eau à la bouche, quand la gourmandise se savoure dans les livres, une lecture gourmande s’installe pour mettre en résonance les nourritures terrestres et livresques.
Entrée libre : bienvenue !
samedi 6 octobre 2012
Lectures par valérie schlée
de La relique de Jean-Louis Marteil
le roman en deux rendez-vous :
le 12 octobre à 20h à la bibliothèque de Verdun-Lauragais
le 19 octobre à 20h à la bibliothèque d'Issel
Lecture-dédicace
Jean-Louis Marteil
Le 27 octobre à 14h30 à la médiathèque de Labécède-Lauragais
A l'aube du XIIe siècle, trois moines sont envoyés à la recherche d'une
relique qui pourrait épargner la ruine à leur abbaye. Et si le but de
leur voyage est fort loin, les ennuis, eux, vont commencer très vite. Un
prieur inflexible et caractériel, une nuit de beuverie épique, un
herboriste furieux et maître ès hypocrisie, des ossements baladeurs et
capricieux, des soudards impossibles, des bandits pitoyables, un chien
de garde à l'humeur dévoreuse, une beauté tentatrice et, quelques états
d'âmes plus loin, les trois moines auront vécu une folle et redoutable
pérégrination, poursuivis par les mystères de la foi. Nécessité faisant
loi, les hommes d'Eglise ne renoncent donc à rien (pas même à Dieu) pour
bénéficier des bienfaits de saints au comportement et au caractère
souvent imprévisibles...
Dans la veine des meilleurs romans picaresques,
parcourue d'un vent de folie légère, sous-tendue par un discours
profondément humaniste, cette histoire est une déambulation initiatique
et cocasse dans l'imaginaire du Moyen Age. Il y a, au fil de ces pages,
une vraie jubilation à suivre la route cahotique de personnages
attachants... et tellement humains !
(Babélio)
La dépêche du midi
Publié le 21/10/2012
Verdun-en-Lauragais.
Lectures de Valérie Schlée
L'assistance captivée devant Mme
Schlée.
Nombreuse assistance vendredi 12
octobre pour les lectures de Valérie Schlée à la bibliothèque de Verdun. Soirée
sympathique, en remerciant Florence de Labécède et Zélie de Verdun pour ce
moment enrichissant
Inscription à :
Articles (Atom)









